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Entretiens

Éloge de la paranoïa en sciences humaines

Entretien avec Pierre Bayard
Pierre Bayard et Isabelle Moindrot
Traduction(s) :
In praise of paranoia in humanities

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Texte intégral

Entretien

1Isabelle Moindrot. Votre œuvre, située à l’interstice de la théorie et de la création littéraires, ne cesse d’explorer les « réalités de l’illusion », qui font l’objet de cette livraison de la revue Hybrid. Et pourtant le mot « illusion » lui-même n’est pas si fréquent dans vos livres. Pourquoi ?

2Pierre Bayard. Je ne peux vous répondre précisément en ce qui concerne la fréquence du mot, mais l’idée elle-même est très présente dans mes livres. Pensez par exemple à la trilogie policière (Qui a tué Roger Ackroyd ?, Enquête sur Hamlet et L’Affaire du chien des Baskerville). Dans ces trois cas, je reprends des enquêtes célèbres pour montrer que l’auteur et le détective se sont trompés sur le nom de l’assassin, et que la solution officiellement retenue est une illusion.

3L’illusion est également au cœur des essais que j’ai consacrés à imaginer d’autres modèles temporels pour penser la littérature et l’art, comme Demain est écrit ou Le Plagiat par anticipation, essais dans lesquels je suggère de rompre avec la conception traditionnelle du temps, selon laquelle le passé précéderait nécessairement le présent et celui-ci le futur, conception illusoire elle aussi, en tout cas peu adaptée à l’histoire littéraire et artistique qui fonctionne selon d’autres modèles…

  • 1  Pierre Bayard, Il existe d’autres mondes, Paris, Minuit, 2014, p. 44 sq.

4Isabelle Moindrot. Dans Il existe d’autres mondes, l’ouverture du champ des représentations vous porte plus loin encore, vers les théories des univers parallèles qui, par un renversement de perspective radical, présentent comme une « illusion » la croyance en un monde unique. Fort de cette théorie, vous développez l’idée que « nous existons réellement à une multitude d’exemplaires dans une pluralité d’univers différents, et que la croyance en notre personnalité unique est une illusion, dommageable à notre compréhension du réel1 ».

5Pierre Bayard. L’une des questions essentielles auxquelles nous sommes confrontés quand nous réfléchissons sur nous-mêmes est celle de la pluralité psychique, c’est-à-dire le sentiment qui nous saisit par moments d’être plusieurs. À cette question la psychanalyse et les autres théories de l’inconscient proposent une solution plausible, avec l’hypothèse de la pluralité interne : nous serions divisés entre instances contradictoires, par exemple le conscient, le préconscient et l’inconscient, ou le moi, le ça et le surmoi.

6Mais il existe d’autres hypothèses, comme celle des univers parallèles, à laquelle nous invitent certains développements de la physique quantique. Cette fois, la pluralité ne serait pas interne, mais externe. Si nous avons par moments le sentiment d’être plusieurs, c’est parce que nous le sommes effectivement, accompagnés en permanence par les ombres des personnalités que nous habitons dans les univers parallèles les plus proches du nôtre. Les deux modèles sont différents, mais se recoupent en ceci qu’ils placent l’illusion au cœur de notre représentation du monde.

7Évidemment, l’hypothèse des univers parallèles peut paraître saugrenue, mais elle est considérée comme une éventualité par de nombreux physiciens sérieux, alors que les modèles freudiens, même s’ils ont une valeur heuristique indéniable, ne reposent sur aucun support scientifique… Et cette hypothèse, me semble-t-il, est particulièrement féconde pour penser le dédoublement à l’œuvre dans l’acte de la création.

8Isabelle Moindrot. Et dans la vie réelle, quelles sont les illusions dans lesquelles nous vivons communément, et dont se saisissent tout particulièrement l’art et la littérature ?

9Pierre Bayard. L’illusion principale est peut-être, précisément, celle de notre unicité et de l’unicité des autres. L’unité artificielle que nous donne notre carte d’identité recouvre une pluralité, parfois une multitude de sujets distincts. Comment ne pas être frappés par ces moments où nous ne nous reconnaissons pas, comme si nous étions étrangers à nous-mêmes ? Et par ces autres moments où nous ne reconnaissons pas nos interlocuteurs – qui ne se souviennent pas de leurs paroles, de leurs promesses ou… de leurs sentiments pour nous –, apparemment devenus des personnes différentes de celles auxquelles nous étions habitués. Si nous partons du principe que chacun est en réalité multiple, nombre de nos relations avec les autres s’éclairent d’un jour différent et une plus grande harmonie peut s’installer avec eux puisque nous passons moins de temps à leur faire des reproches !

10Isabelle Moindrot. Cette multiplicité des personnalités qui habitent chacun d’entre nous est-elle au fondement de l’expérience artistique ?

11Pierre Bayard. Je crois que la littérature et l’art sont particulièrement sensibles à cette illusion de l’unicité et la mettent souvent en scène, et cela d’autant plus facilement que les créateurs l’expérimentent. Au-delà de la thématique du double, une bonne partie des œuvres littéraires et cinématographiques est consacrée à tenter d’expliquer les comportements étranges de l’être humain et la manière dont il donne fréquemment le sentiment de ne pas coïncider avec lui-même.

12Isabelle Moindrot. Les personnages littéraires, de même, ne cessent de se transformer. C’est ce que vous expliquez dans Et si les œuvres changeaient d’auteur ? ou dans Aurais-je sauvé Geneviève Dixmer ?

13Pierre Bayard. Je fais dans mes livres l’hypothèse de l’autonomie des personnages littéraires. Elle signifie que ceux-ci sont suffisamment libres pour accomplir des actes – voler, tromper leur compagnon(gne), commettre des meurtres –, qui échappent à leur créateur. Ce n’est là, finalement, que développer ce que disent souvent les écrivains et les artistes, quand ils expliquent que leurs créations leur échappent.

14Si vous acceptez cette hypothèse, le texte littéraire vous apparaîtra comme beaucoup plus riche et mobile, puisque vous vous apercevrez que s’y déroulent à l’insu même de l’auteur toute une série d’événements, dont la reconstitution permet de combler les invraisemblances patentes, difficilement explicables autrement. On ne cesse ainsi, depuis des siècles, de s’interroger sur les raisons pour lesquelles la princesse de Clèves, enfin libérée du joug conjugal, refuse à la fin du roman de vivre son amour avec le duc de Nemours. Mais qui peut affirmer qu’elle ne l’a pas fait et que le couple n’a pas choisi la discrétion pour vivre en paix ? Il faut être méfiant avec ce que nous racontent – ou semblent nous raconter – les textes littéraires, dont les narrateurs sont souvent peu fiables, et se rappeler sans cesse qu’on ne nous dit pas tout.

  • 2  Pierre Bayard, L’Affaire du chien des Baskerville, Paris, Minuit, 2008, p. 188.

15Isabelle Moindrot. Les créatures littéraires sont libres, et c’est pourquoi, sans doute, elles attirent tant. Elles circulent couramment entre le monde de la réalité et celui de la fiction, et même, affirmez-vous dans L’Affaire du chien des Baskerville « à l’intérieur de la fiction, entre différentes époques2 ».

16Pierre Bayard. À la thèse de l’autonomie du personnage est liée celle de la circulation entre les mondes. J’ai la conviction que les personnages littéraires sortent parfois des livres où ils habitent et qu’il nous arrive à l’inverse d’y entrer.

  • 3  Pierre Bayard, L’Affaire du chien des Baskerville, Paris, Minuit, 2008, p. 188.

17Isabelle Moindrot. Oui, car leurs pensées, « plus vivantes que beaucoup de vivants, se diffusent à travers ceux qui fréquentent leurs auteurs, imprègnent les livres qui les racontent et traversent les époques à la recherche d’un destinataire bienveillant3 ».

18Pierre Bayard. Beaucoup de nos comportements, depuis l’enfance, sont calqués sur ceux de personnages auxquels nous nous sommes identifiés à notre insu. S’ils ont une telle prise sur nous, c’est qu’ils n’habitent pas seulement la fiction, mais la réalité et participent à nos existences, parfois sans que nous nous en rendions compte. Il importe donc de rompre épistémologiquement avec l’illusion qu’il existerait une barrière nette entre la fiction et la réalité, pour élaborer une théorie des passages.

19Isabelle Moindrot. Dans Aurais-je sauvé Geneviève Dixmer ?, précisément, vous transportez Pierre Bayard (l’un de vos doubles multiples) dans le temps et le lieu du roman de Dumas et Maquet, Le Chevalier de Maison-Rouge

20Pierre Bayard. Pour illustrer cette nécessaire suppression de la frontière entre fiction et réalité, j’ai eu recours dans mon dernier livre à ce que l’on appelle en théorie littéraire une « métalepse », c’est-à-dire que je me suis laissé glisser dans le roman de Dumas et Maquet pour en devenir le personnage principal, sur le modèle du héros de la nouvelle de Woody Allen, « The Kugelmass episode », qui entre dans Madame Bovary et devient l’amant de l’héroïne, qu’il emmène ensuite à New York. Ou encore sur le modèle de La Rose pourpre du Caire, où l’on voit un personnage d’un film, tombé amoureux d’une spectatrice, descendre dans la salle pour la séduire.

21Évidemment, la métalepse paraît matériellement difficile dans la réalité et elle est le plus souvent réservée à la littérature fantastique. Mais cette impossibilité pratique ne concerne pas la vie inconsciente, qui ne connaît pas les frontières entre réalité et imaginaire. Tout lecteur plongé dans un roman, comme il le faisait enfant, s’isole du monde et s’identifie aux personnages. C’est cet état que j’ai essayé de reconstituer dans mon livre en mettant en scène ce moment de la lecture où nous cessons d’être nous-même et c’est ainsi que je suis devenu, dans le livre de Dumas, un républicain fervent amoureux, pour son malheur, d’une royaliste.

22Isabelle Moindrot. Est-ce donc vers un monde hybride que vous conduisez le lecteur ?

23Pierre Bayard. L’énonciation de mes livres – que j’appelle des « fictions théoriques » – est confiée à des narrateurs qui ne sont pas moi-même, mon projet étant de créer des œuvres qui se situent à mi-chemin entre la fiction et la théorie.

24Isabelle Moindrot. D’une façon sous-jacente ou explicite, le vocabulaire de la justice imprègne vos œuvres, et pas seulement celles qui traitent du roman policier. « Plaidoyer », « enquête », « contre-enquête », « défense », « meurtre par littérature », « vérité, rien que la vérité », « victime », « bourreau », « sauver », ces mots resurgissent au fil des pages de vos livres…

25Pierre Bayard. Ces narrateurs sont souvent de structure paranoïaque. Il en va ainsi de ceux qui sont persuadés que les véritables assassins littéraires courent toujours, de ceux qui entreprennent d’améliorer les œuvres – voire de les attribuer à d’autres auteurs –, ou encore de ceux qui pensent que le temps se déroule dans l’autre sens que celui auquel nous sommes accoutumés. Vu leur pathologie, il est normal que ces narrateurs recourent fréquemment au vocabulaire juridique que vous évoquez.

26Isabelle Moindrot. Pourquoi choisir la paranoïa comme mode d’exploration du monde ?

27Pierre Bayard. D’abord par sensibilité personnelle, étant moi-même de nature soupçonneuse ! Mais la paranoïa est aussi un remarquable outil de décryptage intellectuel, car elle nous place au cœur du mécanisme de l’interprétation, au point précis où le sens se constitue et structure la réalité en y mettant un ordre apparent.

28Isabelle Moindrot. Ainsi, dans ces mondes hybrides que vous construisez, le lecteur se trouve amené à mettre en question non pas ses sens, comme dans certaines œuvres immersives d’aujourd’hui, mais sa propre capacité d’analyse, son sens critique ?

29Pierre Bayard. Voir le monde à travers le prisme de la paranoïa, c’est se placer au lieu même où se constituent les illusions, en conduisant la réalité à se dédoubler. Si vous relisez Hamlet en supposant que Shakespeare s’est trompé et que Clodius est innocent, vous verrez un autre texte apparaître et l’ensemble des scènes de la pièce se transformer, alors même que le texte matériel n’a pas changé.

30On peut se rassurer en se disant qu’il s’agit là d’un délire d’interprétation, ce qui n’est pas faux. Mais ce n’est pas non plus si simple, car ce délire repose sur des failles du texte que les shakespeariens ont relevées depuis longtemps et qui font que la solution traditionnelle ne tient pas. Est-ce alors cette dernière qui est délirante ? En fait, comme Freud l’a remarqué le premier, délire et théorie sont intimement liés. Le délire est une tentative d’instaurer du sens dans le monde, comme la théorie, qui repose souvent elle-même sur un noyau délirant… J’essaie de placer mes narrateurs en un point où délire et théorie s’enchevêtrent.

31Isabelle Moindrot. Le ton voltairien de certains de vos livres, comme Le Plagiat par anticipation, s’estompe à mesure que vos sujets se déplacent du champ de l’histoire littéraire ou de la critique vers celui de l’histoire. Faut-il voir dans cette invitation à s’interroger (sur des actes que nous n’avons pu commettre, car situés dans un passé précédant notre naissance ou dans la fiction littéraire) une inquiétude grandissante, révélatrice d’un changement de paradigme dans la création ? Comment interprétez-vous ce glissement vers des sujets qui nous ramènent vers la réalité et les injonctions du présent ?

32Pierre Bayard. Il est vrai que les ouvrages de la série « Aurais-je… », surtout Aurais-je été résistant ou bourreau ?, qui porte sur la Seconde Guerre mondiale, paraissent plus sérieux. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de mal à trouver un dispositif narratif qui me convienne, puisqu’une certaine forme d’humour n’était plus de mise.

33Cela dit, il y a des points communs, me semble-t-il, entre cette série plus historique et les autres essais, à commencer, là encore, par la réflexion sur la pluralité psychique. La notion qui est au cœur de ces livres est celle de « personnalité potentielle ». Elle désigne ce nous-mêmes, que nous ne pouvons découvrir que dans des circonstances de crise, lorsque tous les repères qui constituent notre identité volent en éclats. Elle est une autre forme d’inconscient, qui ne correspond pas à celle que Freud théorise, puisqu’elle n’est pas l’objet d’un refoulement archaïque, mais d’une méconnaissance plus existentielle, due à notre ignorance de ce que nous pourrions devenir dans un autre univers.

34D’où l’idée de pratiquer ce que les philosophes appellent une expérience de pensée, qui consiste à se plonger dans un autre monde par le seul recours à l’imagination. Que se serait-il passé si j’avais eu 18 ans en 1940 ? Ou si j’avais vécu sous la Terreur ? Pour ce faire, j’envoie dans le passé ce que j’appelle un « personnage-délégué », un avatar qui possède certaines de mes caractéristiques tout en s’adaptant à l’époque, ce qui me permet d’explorer des possibles biographiques.

35La réponse à la question de savoir comment nous nous serions comportés dans de telles circonstances est évidemment introuvable, mais les étapes du cheminement vers elle ne sont pas sans intérêt. Leur étude nous ramène en effet, comme vous le remarquez, vers les « injonctions du présent » et vers des interrogations très contemporaines.

36Ce type d’analyse croise la réflexion sur la littérature et l’éthique. Comme Frédérique Leichter-Flack l’a bien montré dans Le Laboratoire des cas de conscience, la littérature (mais aussi le cinéma ou les séries télévisées) offre un terrain privilégié pour réfléchir sur les questions éthiques, les conflits de principe, les modalités de l’engagement, etc.

  • 4  Pierre Bayard, Il existe d’autres mondes, Paris, Minuit, 2014, p. 150.

37Isabelle Moindrot. Dans l’épilogue de Il existe d’autres mondes, vous esquissez une théorie de la superposition, qui viendrait se substituer à la théorie de la contradiction, laquelle structure depuis notre plus jeune âge le rapport que nous entretenons avec la réalité. « Le modèle de la superposition […] nous reconnaît le droit de penser en même temps et avec une sincérité égale une chose et son contraire, de nous contredire entre plusieurs phrases sans que cela nous soit reproché, et surtout de vivre plusieurs existences simultanées, attentifs à la pluralité des univers et à la complexité du nôtre4. » Est-ce vers une nouvelle forme d’illusion que vous nous conduisez ? Quelle est la place de l’humour et de la raison dans cette exploration des possibles ?

38Pierre Bayard. Je suis très attaché, dans ces « fictions théoriques », à la place de l’humour, car celui-ci déstabilise l’énonciation, au même titre que l’adoption de narrateurs paranoïaques. Et cela contrairement à de nombreux essais de sciences humaines, où le narrateur coïncide avec l’auteur et où l’énonciation est de ce fait, quelles que soient les nuances du style et de la pensée, plus ou moins monophonique.

39L’un des avantages de l’humour est de briser cette monophonie, puisque le brouillage des énoncés (lequel est vrai ?) fait qu’ils se contredisent alors sans cesse, comme en psychanalyse. Quand vous faites l’expérience de la cure, vous êtes souvent portés à remarquer que l’énoncé que vous venez de formuler ne tient pas, voire que l’énoncé contraire serait tout aussi juste. Et c’est ainsi toute l’incapacité du langage à dire le réel que vous expérimentez au fil des séances. C’est un peu cette expérience que j’essaie de retrouver en construisant des objets mobiles, où le sens ne s’arrête jamais, et qui confrontent le lecteur à des énigmes.

40Dans Demain est écrit, par exemple, le narrateur entreprend de montrer que les écrivains racontent parfois des événements de leur vie privée qui ne leur sont pas encore arrivés. J’aurais beaucoup de mal à me situer par rapport à une telle thèse, que je serais plutôt porté à juger absurde, mais que viennent cautionner un certain nombre d’exemples chez mes proches. C’est cette indécision qui m’intéresse et que j’essaie de produire chez le lecteur, et l’humour est un bon excipient pour y parvenir.

41Isabelle Moindrot. Quelle part joue l’inconscient dans ce jeu complexe de l’illusion ?

42Pierre Bayard. Tous mes essais sont d’une certaine manière une mise en scène de la vie inconsciente. Il en va ainsi quand le narrateur brise la séparation entre fiction et réalité, quand il est pris de délire paranoïaque ou quand il modifie la ligne du temps.

43Alors que dans la lecture psychanalytique traditionnelle, le critique cherche à appréhender l’inconscient dans la vie de l’auteur ou dans l’œuvre – et y reste donc extérieur –, j’essaie ici de faire vivre cette part inconsciente de nous-même, en montrant toute la fantasmatique que nous déployons dans notre rencontre avec les œuvres et la part de délire qui la sous-tend.

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Notes

1  Pierre Bayard, Il existe d’autres mondes, Paris, Minuit, 2014, p. 44 sq.

2  Pierre Bayard, L’Affaire du chien des Baskerville, Paris, Minuit, 2008, p. 188.

3  Pierre Bayard, L’Affaire du chien des Baskerville, Paris, Minuit, 2008, p. 188.

4  Pierre Bayard, Il existe d’autres mondes, Paris, Minuit, 2014, p. 150.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Pierre Bayard et Isabelle Moindrot, « Éloge de la paranoïa en sciences humaines », Hybrid [En ligne], 02 | 2015, mis en ligne le 01 octobre 2015, consulté le 21 octobre 2019. URL : http://www.hybrid.univ-paris8.fr/lodel/index.php?id=521

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Auteurs

Pierre Bayard

Pierre Bayard est professeur de littérature française à l'université Paris 8 et psychanalyste. Il est l'auteur de nombreux essais dont Qui a tué Roger Ackroyd ? (Minuit, 1998), Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ? (traduit en une trentaine de langues, Minuit, 2007) et Aurais-je été résistant ou bourreau ? (Minuit, 2013). Dernier ouvrage publié : Aurais-je sauvé Geneviève Dixmer ? (Minuit, 2015)

Isabelle Moindrot

Isabelle Moindrot est professeur d’études théâtrales à l’université Paris 8 et directrice du Labex Arts-H2H. Ses travaux portent sur la dramaturgie lyrique, la mise en scène d’opéra contemporaine et l’histoire du spectaculaire théâtral. Derniers ouvrages publiés : Transhumanités. Fictions, formes et usages de l’humain dans les arts contemporains (dir. avec Sangkyu Shin, L’Harmattan, 2013) et Altérités en spectacle : 1789-1918 (dir. avec Nathalie Coutelet, Presses Universitaires de Rennes, 2015).

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